Et rien n'a changé pourtant, à en juger par ce que l'on entend et voit actuellement..

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lundi 14 juin 2010

(2) Les yéniches, lien avec le peuple juif et kurde

Les Yéniches, un trait d'union avec le peuple juif ?

Comme tous les peuples "diasporés", les roms sont parfois  de culture différente et du coup, divisés: tsiganes ou manouches allemands, gitans espagnols ou méridionaux, roms roumains soi disant "acculturés" etc... Restent à présent les yéniches. C'est une communauté mystérieuse de 300 000 personnes vivant surtout en Alsace -la plus importante parmi les roms- souvent vanniers, chaudronniers ou ferrailleurs, sans doute issus d'origines différentes, de type européen du nord, parlant plusieurs langues dont l'une est proche du yiddish et portant des patronymes identiques à ceux des juifs... qui se définit parfois comme celte -un de leurs langages est proche du gaulois en effet-, rom, ou juif antiques, mais d'autres fois s'en démarque -par opportunisme?- et... vice versa. 
 
Il est probable et à présent attesté que leurs origines sont diverses : un groupe provient de paysans suisses et allemands survivants de la jacquerie du 16ème siècle dite la révolte des "rustauds" qui coûta la vie à un tiers -100 000- d'entre eux, et sans doute de soldats germains rescapés de la guerre de trente ans ayant fui la boucherie qui se seraient ralliés puis reliés entre eux. Cependant les nazis qui ne les considéraient ni comme roms ni comme juifs, les massacrèrent tout de même comme "asociaux". Leur vie est extrêmement précaire si bien qu'on a pu dire d'eux qu'ils étaient les roms des roms. Parmi eux, des familles d'exclus vivent dans des bidonvilles-décharges avec de très nombreux enfants, repliés sur eux-mêmes et -cause ou conséquence, sans doute les deux- parfois, l'alcoolisme y fait des ravages.. Ils ont aussi de grands musiciens dont les compositions rappellent celles des juifs de l'Est.

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 Migration supposée du peuple juif, parallèle à celle des roms


Juifs, kurdes et gitans, des liens antiques ?


Chassés et errants, furent-ils en contact avec les juifs identiquement sur les routes? Est-ce ainsi que se créa cette communauté qui incontestablement puise ses traditions dans les deux cultures? De même les kurdes de Turquie -musulmans!- souvent reliés aux roms, portent parfois traditionnellement autour du cou... la croix de Camargue ! qui ne peut provenir que d'ancêtres "gitans" catholiques issus du Midi de la France. La romité n'a pas de définition exacte -encre davantage que le judaïsme, qui est une religion, ayant depuis peu intégré les juifs noirs d'Ethiopie-  et par exemple dans "Enfance" (Gorki), Tziganok, l'esclave indispensable à la famille et pour cela aimé ou en tout cas respecté et envié par tous, autrefois trouvé bébé au pied d'une église et "adopte", a été "décrété" tzigane -par son allure? ou plus vraisemblablement par commodité pour pouvoir ensuite en faire ensuite un esclave-.


L'éducation nationale en cause

Note de moi : l'exclusion totale entraîne parfois des mariages entre membres de groupes restreints, ce qui n'est pas bon génétiquement, voir les rois de France -ou d'ailleurs.- Et même dans des cas -rares- où on tente de les inclure, il arrive qu'ils le refusent par orgueil ou méfiance -et on peut les comprendre lorsque l'on voit ce que ces "tentatives" parfois cachaient. Ainsi, dans un lycée de Créteil où ils avaient établi un camp -sur une pelouse, ce qui ne gênait personne- lorsque, avec une collègue, nous étions venus leur proposer d'inscrire leurs jeunes qui erraient souvent sur le site -ils se servaient simplement des toilettes et de l'eau- la chef du clan, une femme -très pieuse- avec laquelle nous avions bavardé autour d'un thé, refusa fortement car nous dit-elle, elle tenait à ce qu'ils soient "bien élevés" et n'avait pas trop confiance en l'éducation nationale, préférant se charger elle-même avec ses brus de leur éducation, strictement familiale. Elle redoutait plus que tout qu'un de ses nombreux petits-fils (handicapé -trisomique-) ne lui soit retiré et placé en institution, la famille lui paraissant le seul rempart contre l'exclusion de ceux qui sont hors norme... et n'avait peut-être pas tort. [Une solution serait les camions-écoles dont l'expérience a été tentée au départ par des instituions religieuses catholiques, avec succès... mais très sporadiques.]
 
Même notre arrivée -sans rendez-vous- dans le "camp" avait été arrêtée par deux jeunes costauds surgis devant la "porte" tels des hallebardiers en faction -le camp était établi de manière circulaire avec un accès et un seul- qui nous avaient demandé d'attendre, puis escortés chez la chef, leur grand-mère. Ce n'est qu'après son aval qu'ensuite nous pûmes circuler librement. Elle s'en excusa, ils étaient obligés car ils avaient peur des agressions. 

Voir à ce sujet l'excellente vidéo de John-Paul Lepers (lien) : "Qui a peur des gitans?" 

[Dans les Balkans, cf Le courrier des Balkans (lien) -plus encore qu'ailleurs- la discrimination envers les enfants roms à l'école est quasi institutionnalisée.]

Les roms, comme les juifs, peuple lui aussi "errant", portent souvent des noms de villes ou de pays, sans doute indiquant leur origine : France, Lisbona, Stambouli, Maurel etc... et la culture juive a quelques traits communs avec la leur, le syncrétisme en plus -chez les roms-.

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