Et rien n'a changé pourtant, à en juger par ce que l'on entend et voit actuellement..

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jeudi 5 décembre 2013

Djamel Debouse, un sketch odieux


... qui suinte de racisme anti rom ou anti roumain... Insupportable. Lien. Pourquoi faut-il que les rescapés dézinguent souvent avec plus d'âpreté encore que les nantis de toujours leurs anciens compagnons de misère? La souffrance, les humiliations génèrent en effet souvent ce syndrome, que j'appellerais "Mikkiche" du nom du grand gagnant de ce jeu de massacre. Lien avec le blog, "rroms, le génocide."
Peut-on en vouloir à ces kapos, ces ex humiliés devenus humilieurs et hard? Oui, tout de même, certes avec circonstances atténuantes. Récemment, dans une petite copropriété dont j'ai quelque parts (minimes) se trouvait dans un local commun que PERSONNE N'UTILISAIT un squatter sans papiers, qui ne gênait en rien. Il a été expulsé par un copropro d'origine turque lequel a profité de la situation pour lui réclamer un loyer de 800 E. Simple anecdote. 
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mercredi 22 mai 2013

Manifestation de soutien aux Roms, nous sommes tous des rroms roumains!

Manifestation régionale de soutien aux Roms samedi 25 mai 2013 - RV Place St Michel - Paris.


A l'appel de nombreux collectifs, associations, organisations (dont EELV 93, EELV Ile-de-France, Alternative Libertaire (AL), pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste, Parti de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste ), rendez-vous ce samedi 25 mai à 15h au départ de la place Saint-Michel et en direction de l'Hôtel Matignon.
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/57/73/55/Roms/tract-Rrom-regional_final3.pdf

La France construit sa politique anti-roms sur des cadavres



15 mai 2013 Par philippe alain
Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina sont morts, brûlés vifs, dans l’incendie de l’immeuble dans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois.
Il y a quelques jours, en prévision d’une expulsion à venir, la mairie de Lyon, dirigée par le très socialiste Gérard Collomb coupe l’électricité, tenez-vous bien, pour des raisons de sécurité… Les squatteurs ont osé se brancher sur un distributeur de courant et monsieur Collomb craint probablement que des enfants s’électrocutent. Bien lui en a pris, personne n’est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. (1) Faute de courant, ils s’éclairent donc à la bougie et trois d’entre eux en sont morts.
Quelques heures après l’incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. C’est toute la communauté rom de Lyon qui vient présenter ses condoléances aux familles endeuillées. Un peu plus tard dans la matinée, des hommes en noir affublés d’oreillettes blanches descendent de grosses berlines. Les journalistes quittent la place et le bruit commence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame. Dans la confusion la plus totale et en évitant soigneusement les familles, Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, Christine Taubira, Ministre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, Préfet de la région Rhône-Alpes vont se présenter devant le bâtiment qui fume encore.
Pas une de ces personnalités qui représentent les plus hautes institutions de la République et élevées dans le sérail des grandes écoles françaises où on n’enseigne visiblement pas la politesse la plus élémentaire, ne va venir présenter ses condoléances aux familles qui attendent à quelques mètres. Les roms sont-ils dangereux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d’enfants tétanisés par la douleur ? Un geste, une parole, un simple regard d’un ministre pour dire aux familles que la République Française s’incline devant leur douleur ? Non, rien, rien de rien. Roms vous êtes, roms vous resterez. Au contraire, Valls, oubliant la souffrance dans laquelle sont plongées les familles endeuillées va réaffirmer le leit-motiv de sa pré-campagne présidentielle qui est également devenu le fondement de la politique du gouvernement français contre la minorité rom: « Il faut poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements », « comme l’a si bien commencé Nicolas Sarkozy » aurait-il pu ajouter. Aucune pudeur, aucune retenue. Alors qu’il a sous les yeux le résultat de plusieurs années d’expulsions à répétition, il répète inlassablement les même paroles et promet la même politique qui est responsable de la mort de 3 personnes. Valls tient absolument à continuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient absolument à les condamner à vivre dans des endroits de plus en plus dangereux quitte à ce qu’ils en meurent.
Madame Taubira, qu’on a connu plus inspirée se contente d’approuver les propos de son ministre de tutelle, comme si elle n’avait plus aucun rôle politique et humain à jouer après sa loi sur le mariage homosexuel.
Au moment de repartir, Valls se fait interpeller par un homme. Le ministre refuse de parler à un père et une mère qui sont submergés par la douleur d’avoir perdu un fils, mais il n’hésite pas à venir serrer la main d’un riverain qui demande l’expulsion des familles depuis des mois. Le voisin se plaint de vivre dans des « conditions épouvantables », abandonné de tous (rassurez-vous, il n’a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seulement de la vue depuis son balcon). Valls vient le saluer et tenter de répondre à ses critiques. Alors que la discussion s’engage et que les journalistes commencent à enregistrer l’échange, monsieur Carenco, préfet de région, visiblement sur-excité repousse violemment plusieurs d’entre eux afin d’éviter une médiatisation des propos le mettant en cause.
Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour toujours ? On garde les mêmes pour appliquer la même politique raciste de stigmatisation des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms (2) on les parque dans des classes ghetto (3) et on met en garde-à-vue des bébés (4). En revanche on n’applique pas la circulaire inter-ministérielle censée apportée d’autres solutions que les expulsions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? « Le préfet de région a une grande part de responsabilité… Sur le terrain les expulsions se poursuivent malgré la circulaire du 26 août 2012 » accuse le sénateur Guy Fischer.
Dans l’après-midi, alors que journalistes et politiques sont partis, les proches des victimes attendent que les pompiers sortent les corps du bâtiment. L’ambiance sur la place est lourde. L’odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espèrent toujours et demandent désespérément s’il est possible qu’il y ait encore des survivants : « Il ne sont peut-être pas morts… ». Alors que la grande échelle s’approche d’une fenêtre afin de permettre à un pompier de prendre des photos, plusieurs dizaines de personnes s’approchent du bâtiment en criant le nom de l’enfant: « Béni, Béni » Face à ce mouvement de foule, un policier bien formé à l’école de Valls se fait menaçant et sort de son gilet une bouteille de gaz lacrymogène histoire de montrer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. Pendant plusieurs heures, les familles sont totalement abandonnées à leur sort. Une femme perd connaissance plusieurs fois. La police municipale, à quelques mètres reste les bras croisés. Il n’y a aucun médecin, aucun psychologue, aucun soutien.
Mardi matin, alors que les corps calcinés de Beni, Pamela et Patrina viennent à peine d’être sortis des décombres fumants de l’immeuble, le préfet Carenco ordonne l’expulsion d’un nouveau squat. Une trentaine de personnes dont 15 enfants sont jetées à la rue, sans aucune proposition d’hébergement. Elle dormiront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les conditions d’insécurité que l’on peut facilement imaginer, avant de retrouver un autre squat, probablement encore plus dangereux et insalubre. Valls nous expliquera à nouveau qu’il faut les expulser pour leur plus grand bien. Voilà une preuve de plus du discours mensonger du ministre qui, quelques heures auparavant, soulignait qu’il fallait poursuivre les expulsions tout en proposant des « solutions dignes ». Pour Valls, la rue est plus digne que le cimetière. Je n’en suis pas sur.
L’extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut compter sur Hollande, Valls et les socialistes pour tenir le même discours de haine contre les étrangers et appliquer la même politique discriminatoire et hors la loi contre les roms. La France profonde applaudit, l’Union Européenne, par son silence est complice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu’aux présidentielles. Le fait que son chemin soit désormais parsemé de cadavres ne le perturbe pas un seul instant. « Il faut continuer le travail » ose-t-il dire.
Mardi soir, la préfecture du Rhône fait savoir que les expulsions vont s’accélérer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La campagne des municipales également.
Valls prétend que les roms n’ont pas vocation à s’intégrer en France. En les obligeant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à brûler vifs dans des squats il est certain d’avoir raison.

(1) http://www.mediapart.fr/journal/france/130513/les-roms-sont-comme-nous-ils-ont-besoin-de-lumiere
(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/120113/la-police-gaze-des-enfants-et-saccage-un-camp-de-roms
(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/260113/une-classe-reservee-aux-enfants-roms-dans-un-poste-de-police
(4) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/050113/un-bebe-en-garde-vue-accuse-d-avoir-mendie

Pérition (je laisse: )



Pétition à l’adresse de Monsieur le Préfet Alain Régnier, chargé d’une mission interministérielle et de Monsieur le Préfet du Gard
 
Nous nous déclarons solidaires avec les familles Roms du Gard. Après plusieurs expulsions sur la commune de Nîmes, des familles Roms ont passé tout l’hiver dehors, avec des nourrissons et des enfants de tous âges, sur un campement de la route de saint
Gilles. Ils sont encore une fois menacés d’expulsion. Nous tenons pour responsables les pouvoirs publics qui utilisent « la politique du bulldozer » dont nous dénonçons les effets qui encouragent la recherche d’un bouc émissaire et cristallisent toutes les peurs. En application de la circulaire du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites, un comité de suivi réunissant l’Etat et les collectivités territoriales (Ville de Nîmes et Conseil Général) doit proposer aux familles des alternatives pérennes pour leur installation et l’insertion des personnes. Aujourd’hui, il y a urgence à prendre en compte leurs demandes afin d’améliorer leurs conditions de vie, l’accès à l’école, à la santé, à l’emploi.

  Les premiers signataires : Amnesty international groupes de Nîmes et d’Alès,
  Association protestante d’assistance (APA), Association pour la promotion des
  travailleurs immigrants (APTI), les Alternatifs, le Carrefour des résistances, la
CIMADE,
  le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Fédération des
  Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s (FASTI), la
Fédération
  anarchiste, les Indignés, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), Le Mouvement du Nid, Le
  Nouveau parti anticapitaliste (NPA), la Pastorale des migrants, Rencontre citoyenne, le
  Réseau Education sans frontières (RESF), le Secours catholique, le Secours populaire
  français, Solidaires 30.
 
  samedi 13 avril 2013.
> > La pétition pour les Roms est en ligne
> http://www.educationsansfrontieres.org/article46625.html
> > SIGNEZ, FAITES SIGNER, OBTENONS LE MAXIMUM DE SIGNATURES LE PLUS VITE POSSIBLE
> >
> >

dimanche 7 avril 2013

Pendant que Walls fait la chasse aux roms, Cahuzac...


Valls condamné par le Tribunal administratif !

... pour violation des droits fondamentaux !! (Et vive les curés, une fois n'est pas coutume, encore un coup comme ça et je me convertis!)

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La défense des plus démunis vient de coller un magnifique râteau au Sinistre de l’Intérieur (Valls Manuel, Parti socialiste), pour ses destructions de camps de Roms. La préfecture du Rhône est condamnée pour une violation grave des libertés fondamentales…(Tribunal Administratif de Lyon, référé, 4 avril 2013, n° 1302164).

roms, gochmole, Référé

L’histoire est remarquable par la brutalité de la réaction du ministre de l’Intérieur. Ça démarre ce jeudi 28 mars, avec l’arrivée des cars de CRS et des bulls pour démanteler un camp de Roms installé à Villeurbanne (Parti socialiste). Les maisons de 12 familles sont rasées par les bulls et 50 personnes, dont 25 enfants se trouvent à la rue, c'est-à-dire jetées dehors dans un froid terrible.


"On" obéit aux ordres, mmm ça rappelle des trucs. C'est à dire qu'"on" exécute des décisions de justice. Oui, le juge a constaté l’occupation illicite d’un terrain, mais il y a un monde c'est à dire des mort/es potentiels entre "va falloir quitter ce terrain" et "oust dehors fissa sinon ça cogne." Et ya une circulaire qui exige des solutions de remplacement dans ces cas, c'est logique, l'expulsion de locataires ou même squatters est suspendue l'hiver : gérer l’hébergement et la dignité des personnes est un devoir de l’État, puisant dans les racines sociales de notre pays.. etc etc..


Donc détruire les maisons pour jeter les enfants à la rue, c’est violer la loi, on y aurait pensé même sans avoir lu la cir-cu-lai-re. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, fait notable, a condamné la France pour ces pratiques. Baste, Walls le magnifique joue (sur le dos des roms) à qui pissera le plus loin, c'est lui, et hop, on vire les Roms la veille du week-end de Pâques, ça va passer comme une lettre à la poste, ça c'est un homme, un vrai, Boutefeu n'a qu'à bien se tenir ! ébénon!




Les familles avaient cherché où aller, en vain et le soir, trouvé refuge auprès du père Matthieu Thouvenot dans une salle paroissiale de Notre-Dame-des-Anges à Gerland :  
 

 "je ne comprends pas comment on peut expulser des gens quand il n'y a aucune urgence. Ils étaient sur un terrain depuis plusieurs mois, je ne vois pas l'urgence qu'il y a à les faire partir sous la pluie et dans le froid ". Il avait déjà accueilli des familles en 2011 et sans problèmes: "Ils ont un logement, du boulot et les enfants vont à l'école". Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, est venu rendre visite : "Je suis venu ici pour leur dire qu'on les aime. Ils sont mieux que dans la rue. Vous avez vu comme il fait froid ces jours-ci ?" 
 
 Ensuite ça s'est enchaîné avec la remarquable réactivité du MRAP et des réseaux. Deux avocates, Céline Amar et Myriame Matari (photos plus haut) ont passé le week-end à les recevoir, préparer les dossiers, rédiger les actes, mardi tout était OK et go, 12 requêtes en référé ont été enregistrées au tribunal administratif de Lyon. Chapeau les filles! Là, la défense, veut dire quelque  chose…

La procédure, c’est le référé-liberté de l’article L. 521- 2 du Code de Justice administrative : "Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale.. ou un organisme .. chargé de la gestion d'un service public aurait porté dans l'exercice de ses pouvoirs.. à quelqu'un, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de 48 heures". Les avocates demandaient au juge d’ordonner au préfet de trouver à ces familles un hébergement sous astreinte financière, soulignant –évidente vérité– qu’il existait des fonds européens affectés qui n’étaient pas utilisés.. (car l’Etat refuse cette politique d’intégration, ça tourne rond.)

Le dit serviteur de l'état a répondu par une conférence de presse mercredi matin qui vaut son pesant de foin, un sketch: "Il ne s'agit pas de personnes en détresse puisqu'elles sont hébergées par la paroisse. (!) J'ai garanti que je ne les expulserai pas de la paroisse". (!) C'est trop beau Mimile, refais nous en d'autres les jours de pluie.

La salle paroissiale devait être libérée car elle est affectée au service d’une école, et les familles, le prêtre et leurs amis ont campé la nuit sous les fenêtres du tribunal. "On a apporté à manger et j'ai amené mon duvet. Je ne pouvais plus matériellement les héberger et je ne voulais pas les abandonner" a expliqué le Père Matthieu Thouvenot.

roms, gochmole, Référé

Et hier après-midi, le tribunal administratif a fait droit à la demande des Roms, condamnant l’Etat à reloger 10 des 12 familles, soit une cinquantaine de personnes sous astreinte de 75 euros par jour de retard, rappelant l’article 345-2 du Code de l’action sociale et des familles : "Il appartient aux autorités de l’Etat de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri, qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique ou sociale". Le juge estime que même "si le préfet fait valoir qu’en dépit des efforts accomplis.. pour accroître les places disponibles dans les centres d’hébergement d’urgence, les capacités d’accueil sont saturées, cette circonstance ne saurait justifier qu’aucune solution ne puisse être offerte à une famille sans abri, composée d’enfants en bas âge, compte tenu des conséquences graves pour ces enfants".

{Là, pas de problème, ça roule ma poule, l’"État" n’a pas apporté la moindre réponse aux demandes d’hébergement.. en le cas même pas répondu au téléphone! }
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Il poursuit : "La carence de l’État dans son obligation d’assurer un hébergement d’urgence à des personnes sans abri est caractérisée et constitutive d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale des requérants". Jurisprudence est faite. Bravo! Valls ne peut démanteler que s’il offre une solution de remplacement donc ça va le calmer et l’État va devoir enfin mettre en œuvre les politiques d’intégration prévues et financées par l’Europe. Le discours sur "les Roms qui ne veulent pas s’intégrer" [note, on les comprend en un sens de ne pas vouloir se plier aux normes d'une "société" qui fout dehors des enfants par un froid de loup] s’est scratché sur la loi.
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C’est une nouvelle contribution des plus démunis à la construction de notre État de droit. Ça vaut bien une bonne fête ! Bravo aux curés et à la Justice.

roms, gochmole, Référé

mardi 2 avril 2013

Des prémusés et chasseurs de roms qui nous gouvernent !!


 Des scénars possibles. Un film à tout casser. On a ici une magnifique brochette de gros poissons. Une question : pourquoi choisissons nous presque toujours des crapules pour nous gouverner? C'est nous aussi qui sommes responsables. Ce sont les esclaves ou les imbéciles qui font les tyrans et les salopards. Et nous le sommes tous peu ou prou, imbéciles. C'est humiliant mais c'est ainsi. C'est le complexe de Stockholm "étendu"? Social? 

Il semble en effet que les crapules rassurent, tandis que les purs inquiètent. Le mythe de Saint Just, Robespierre sur fond de guillotine. Ils sont capables croit-on, de nous juger et de nous condamner. La société de la culpabilité et de la peur, (inculquées à ceux qui justement ne sont coupables de rien) les fonde à opter pour qui ne risque pas de leur reprocher quoi que ce soit (car il est faux de dire que nous "ne le savions pas", après d'infinies histoires et les évidentes complicités politiques de bords soi disant opposés, nous ne pouvons ignorer à qui nous avons affaire en général, même si les hiérarques se dénoncent parfois pour que l'os soit plus gros à ronger..) Une crapule rassure toujours (et fait peur en même temps) parce qu'elle est puissante ou parce qu'elle va le devenir.. et peut-être nous hausser par ricochet. Une erreur évidemment car ce sont justement ceux qui ont le plus à se reprocher qui seront les plus impitoyables pour la piétaille qu'ils vont pressurer avec d'autant plus de violence. Les plus âpres à défendre leur butin ou leurs "droits" (un peu étendus) sont précisément les escrocs voire les criminels et c'est normal : en règle générale s'ils ont contrevenu allègrement au droit des autres, c'est parce qu'ils se souciaient pas. (Voir le "Journal d'un salaud" -lien-.) Cela vaut pour les ministres comme pour les truands. Cahuzac, pratiquant à vaste échelle la fraude fiscale, était, d'après Gérard Filoche, l'un des plus dur en ce qui concerne les restrictions des budgets sociaux (et sans doute est-ce la raison pour laquelle Hollande l'avait choisi.) Par exemple au tribunal d'Alès, alors que délinquant et victimes attendaient côte à côte (ce qui par parenthèse est malsain) dans la salle une audience qui tardait, lorsque le greffier, gêné, vint annoncer un retard d'une demi heure encore, ceux qui s'insurgèrent le plus fort furent précisément des jeunes caïds et leur clique et non les victimes ("inadmissible, on se foutait de leur gueule, ils avaient à faire (!) et allaient ainsi perdre la journée" etc..)


Cela se voit à tous les niveaux : un gus qui a peut-être illégalement enclos une sente publique de trois mètres n'osera pas prendre position contre un propriétaire terrien qui lui a carrément barré un chemin desservant un village etc.. de peur qu'on lui reproche ce à quoi plus personne ne pensait.


"Sea sexe and sun ou des charters de matériel".
DSK, le plus célèbre, ex futur président: 

prélumé innocent (proxénétisme et viol).. 


"L'argent de la vieille". Sarko : Président : prémisé innocent d'abus de faiblesse sur une riche veuve qui n'a plus l'électricité à tous les étages (ça ressemble un peu à proxénétisme)



"Les Lancelots du lac ou ça va péter Mimile". La brochette de ses potes valeureux chasseurs de roms... (les roms profiteurs de notre beau pays etc).. au centre, un autre prémusé, celui-là, cracheur.. à gauche, Coppé-le-vertueux, droite, un certain Boutefeu spécialiste des brûlis de cabanes et en filigrane, la bombe de Karachi (14 morts tout de même)


"L'acteur." Cahuzac, ministre du budget, de gauche prôneur d'austérité célacrise : prémusé innocent lui aussi mais de fraude fiscale, quelques petits millions d'euros qui se baladent quelque part, de corruption (payé par des labos pour faire de la propagande de médocs) and so on.. Une époustouflante prestation d'acteur, un air de sincérité, une prestance et une fermeté en mondiovosion "je ne possède pas, je n'ai ja-mais possédé de comptes à l'étranger" et attaquerai quiconque kikekoi etc.. Tout à fait convaincant (une reconversion possible, le théâtre). Emblématique, un quasi record, seul peut être DSK le dépasse car le cul intéresse toujours plus de monde que le fric (tout le monde en a un, contrairement à l'autre.) Notons qu'il avait déjà été condamné mais sans inscription au casier judiciaire pour avoir employé au noir une femme de ménage philippine dans sa clinique. Qui vole un œuf..? La plupart du temps les proverbes sont des clichés fautifs mais ici ça colle.
 

vendredi 29 mars 2013

Les Roms sont dangereux pour les morts (ou est-ce l'inverse?)

29 mars 2013.  


D'après Philippe Alain via Médiapart. Le Maire de Villeurbanne, un socialiste new vave, avait cet été signé un poulet hortefin appelant aux démantèlements "ciblés" des campements Roms. Ciblés donc. De roms. Pour lui, c'est ça l’important. (1) Des mots à l'acte, go! du reste les mots sont des actes, et hop, en août, il assigne au tribunal pour expulsion une centaine de familles qui avaient trouvé refuge au fond d’un parc naturel; pour justifier sa demande, il précise qu'elles menacent… les espèces protégées; de l'écologie sauce vert de gris ! "le Parc Naturel.. abrite des espèces protégées dont la préservation ne peut qu’être menacée par ce type d’occupation" ! Les roms donc menacent les oiseaux qui depuis chantent mal et pondent peu, d'où le juge ordonne aussitôt leur expulsion; ils partent, sur deux autres terrains, toujours à Villeurbanne.. qui à nouveau font l’objet de procédures d’expulsion lancées fin août 2012 alors qu’ils sont occupés depuis plus de 6 mois etc... Sans solution de relogement, malgré ce que dit la loi. 
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Mais là, le maire trouve mieux que les oiseaux. "Cette occupation, si elle devait se prolonger poserait immanquablement de graves problèmes d’hygiène tant pour les occupants que pour le voisinage" (?) Du classique, l’argument habituel… sauf que ces voisins-là ne sont pas des voisins comme d'autres, ou ils ne le sont plus, ils sont bien tranquilles et peu encombrants car ils sont.. morts! Chassés de toute part, traqués, leurs cabanes de fortune incendiées, ces familles ont opté pour s’installer là où au moins où elles ne dérangeraient personne, où elles ne risqueraient pas de réveiller quiconque le soir, à côté d'un cimetière. En principe les morts ne sont pas racistes.
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La mairie de Villeurbanne estime donc que les Roms, après avoir menacé des espèces animales protégées, menacent à présent les morts.. et hier le 28 mars 2013, sous une pluie glaciale, le préfet, à la demande du Maire, a procédé à l’expulsion de 80 personnes dont 40 enfants. Simple : comme d'hab, la police est arrivée, les bull ont tout rasé et, jetées sur le trottoir, les familles ont pour la nième fois regardé détruire tout ce qu’elles possédaient : bien peu mais d'autant plus important. Une fois de plus. On imagine le traumatisme des enfants.
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 (1) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/180812/quand-des-elus-de-gauche-font-rimer-socialisme-avec-racisme
(2) http://www.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20120829/1752609_c1da_intk1233053c__2_.pdf
(3) http://www.francetvinfo.fr/elephantes-de-lyon-hollande-demande-a-le-foll-d-approfondir-le-diagnostic_203731.html

Ceux qui comptent pour moins que rien


mardi 26 mars 2013

Une figure s'éteint, Cejka Stoika

Faites des économies, triez vos sans abri.. La farce de maître Pathelin version préfecture



26 mars 2013 D'après philippe alain
 
La ville socialiste de Saint-Fons dans le Rhône est en train de devenir un laboratoire où on teste un certain nombre de traitements dégradants, inhumains (totalement illégaux cela va de soi) à l’encontre des roms.  (L'article).. Euh... on teste... sur des roms... Ça ne vous rappelle pas quelque chose? Ici, c'est la version "farce de maître Pathelin" ("c'est pas sur le parchemin*") revisité tragique.


Theresienstadt, le camps nazi réservé (en priorité) aux roms

Go! On sépare les enfants des parents, un seul enfant des autres (il n'est pas sur la liste!), une femme de son mari, (pas sur la liste elle aussi) ; un handicapé de sa famille (autre oubli de la liste).. et hop, tous les "pas sur la liste" dehors par un froid de loup, suivis évidemment de leur famille lorsqu'il s'agit de la femme, du vieux pépé handicapé en chaise roulante ou du seul gamin oublié, est-ce le but? Le "choix de Sophie?" Sans doute même pas. Juste des erreurs de transcription vite vite on est pressés.. loufoque si ce n'était si tragique.. et honteux. La cause? Un fonctionnaire qui l'a pondue, cette liste. Des ordres. Il obéit. Puis file comme un zèbre, c'est là la différence avec ses prédécesseurs de 40 ayant laissé des traces impérissables dans l'inconscient collectif; eux restaient droits dans leur bottes sous leur casquette plate. Lui a honte, c'est encore un homme. Pour combien de temps?

Impossible à accepter ce genre de sinistres farces. Bon, on fait quoi? Je dirais presque "n'importe quoi", pour l'honneur en somme. A la "femens", se dépieuter devant une Préf, tiens, ça peut le faire. Chiche? La seule chose d'em. est le froid. 

*Une farce du Moyen âge dans laquelle un homme tyrannisé par sa femme, révolté, lui demandant d'inscrire sur un parchemin toutes les corvées qui lui incombent étant entendu qu'il n'en fera pas une de plus, ce dont elle s'acquitte avec précision.. lorsqu'elle tombe dans le puits, refuse de l'en sortir ("c'est pas sur le parchemin".) 

mercredi 20 mars 2013

Le 11 Mars, à côté de nous, en toute discrétion, expulsion de roms à Vigneux, par un froid de loup..



Magnifique vidéo, l'horreur sans mots car il n'y en a pas qui conviennent. Question idiote mais pour moi d'actu : imaginez que parmi eux (et c'est sûrement le cas) l'un ait une sciatique, un gros rhume, la grippe.. 


 

samedi 16 mars 2013

Le crime d'être rom

Ce livre n'est pas une étude historique, ni une approche socio-politique des Roms. L'auteur a choisi de rendre compte d'une quête qu'il a menée durant plusieurs années en compagnie de ce peuple dispersé sur le continent européen (des roms d'origine roumaine) mettant en relief le rejet, le racisme auxquels tous les jours, hommes, femmes et enfants sont confrontés, sans cesse rejetés, sans cesse réprouvés, dans leur nomadisme, et livrés à l'hostilité, aux menaces, et aux violences de la vie et de la société dite civilisée au mieux indifférente, toutes classes sociales confondues (lien)


 

dimanche 24 février 2013

Célafotorom, toujours, de la perversion d'un système qui nourrit le racisme

Vous allez dire que ça n'a rien à voir? Si



Rien ne se crée, rien ne se perd par helenelarrive

La pétition (lien)

Car il y a aussi à Molières des gens qui se trompent de responsabilités : en gros, célafotorom.. On voit mal pourquoi, ils ne font pas plus caca que les autres. 




Faire ou ne pas faire, that's the question

Un douloureux problème pour finir cet épisode: depuis le référé intenté par Michelle Ribot (lien) contre la mairie (lien avec l'article de Michel Pernet) il y a eu du mouvement [nous attendons Godot l'expert.] Dès le lendemain, PLUS d'odeurs chez elle... mais côté "cité" [traduisez côté "roms"] un débit de ce que vous pensez supérieur [à la louche si j'ose] d'un facteur 4. Pire qu'avant (lien avec la vidéo). Pendant ce temps, grand nettoyage-élagage des chemins d'accès, bull et tout le toutim et... hier, le miracle, plus RIEN en fait de "chose" y compris côté "cités" (lien avec la deuxième vidéo)] ce qui pose problème : ouçava à présent? Nous sommes inquiets car à notre connaissance aucun arrêté municipal n'a interdit aux gens de "faire" ni imposé le popo-seau d'antan, voire, toujours à l'ancienne, d'aller derrière les oliviers avec le Midi-Libre -ou la Marseillaise selon les opinions- de la veille. Un jeu de piste à la Pagnol, {la pissotière à roulette!} on cherche.

 Les sur taxes.. et les roms, toujours!

Intéressante info [glanée en faisant signer la pétition] de nouveaux venus ayant construit.. qui dans certains villages dotés de station d'épuration top [en construction ou achevées] se sont vus imposer d'emblée, outre le prix du raccordement, une taxe de 1000 E pour icelles.. et du coup apprécient moyennement que le service ne soit pas à la hauteur de l'investissement [taxe ou pas taxe, ils profitent tout de même bien largement des égouts des villages en amont.] dans certains villages dotés de stations d'épiration top, en construction ou achevées, Question : ces sur taxes sont-elles normales? légales? Je l'ignore. 

Mais parfois la cause le prétexte des augmentations du prix de l'eau..  est les trop nombreux impayés (!) "Nous nous voyons oblis de .. solidarité oblige.. " Cela rappelle des souvenirs (lien avec grève de la faim ou "célafotalarivé"). Diviser pour régner. Ça marche parfois. D'où le fameux "célafotorom". On y est Mimile!


jeudi 21 février 2013

A Montpellier aussi, ça cisoigne [mou] !!

Des différences de cultures,
  l'art de faire des panneaux, 
un peu de sociologie 





 .
On remarque que ces panneaux-ci sont plus rudimentaires, le support léger, de fortune ["t'as pas un drap et un feutre?" -et on peut l'enlever pour s'en servir de torchon ou serpillière ensuite-], moins fermement écrits, à la va-vite, en somme moins virils, comme s'ils n'étaient eux mêmes pas très convaincus... voire un peu gênés ; ça sent l'amateurisme et l'à peu près genre "dépêchons nous avant que quelqu'un ne nous voie on va avoir l'air con." Un bon point. C'est le Midi.


.
Tandis que là, c'est du "pro", la formule est directe, c'est "non aux roms", point, pas de nuances [comme "non aux camps roms sur le campus"], on sent la sûreté de soi, la précision du trait, on n'y est pas allé de main morte, à l'économie, on n'a pas lésiné sur la peinture, c'est du solide -fait-pour-durer... on voit ici le sérieux des gens qui bossent dur, sont fiers d'eux [le mot rom, bien accentué, claque à la figure].. des gens qui n'ont pas honte de ce qu'ils appellent leurs "opignons". Tout une culture différente. Ah, le Midi ! Mais yapadrésonkonsoimoinkonkailleur.




Notez que ces braves de Montpellier n'ont sans doute jamais vu un rom ou un pauvre de leur vie, bien cloisonnés sélectionnés qu'ils sont dans leur bulle souriante floutant mieux que photoshop toute l'extériorité ambiante, vu l'allure des gens, le nombre record de plaques de toubibs, avocats, architectes -et minet/tes-, le prix des parkings et les chics terrasses de restau ensoleillées toujours pleines et de beau linge, mais enfin, yapadréson.. (lien) ! 

dimanche 17 février 2013

Plaisir d'amour, images de blogs en vrac





Dans ce village, beaucoup de roms... et aussi de racisme (un peu); il est plus facile de protester contre quelques nuisances secondaires (linge dehors, voitures ou caravanes dans des courées..) que contre les égouts à la rivière? Il faut croire car c'est véritablement l'omerda sur le sujet...

samedi 12 janvier 2013

La police gaze des enfants et saccage un camp de roms, un mauvais remake d'autrefois, MERDE !!!

Note préalable (hors sujet mais non sans intérêt!!)
Un décollement du vitré impromptu m'empêchant provisoirement de faire mieux (on découvre ainsi le délitement de notre système de santé, pas d'urgences ophtalmo à moins de 90 km de mon bled et quand on n'y voit pas trop en voiture!!! or en cas de décollement de la rétine, il faut agir tt de suite sinon aveugle !!) j'uploade de Dazibaoueb tel que ss trop fixer tt pis désolée. (Pour les gens de + de 50 ans sur ce fil, c'est un procèsss normal à cet âge ms qui prend 1 an ou + et qui parfois -effort, émotion, là c'est le cas- se fait illico, on voit soudain des "feuilles", taches, "racines" -rouges!- s'agitant devant soi comme des fils nageant ds un verre d'eau, pas vilain ms bon, et les flashs sinistrement révélateurs du décollement de la rétine ne st pas trop graves ms handicapants, boire bcp, surveiller, l'impression d'arrachement est normale aussi c'est le vitré à demi déraché qui pèse.) Etre zen ms après ce qui suit.. ça revient.


Auteur : philippe alain - Source : Mediapart
Mardi 8 janvier, en fin d’après midi plusieurs dizaines de policiers font une descente dans un des plus grands squats de roms de l’agglomération lyonnaise à Saint-Fons. Tout y est: tenues anti-émeute, casques, boucliers, flash-ball, grenades lacrymogène, taser, chiens d’attaque. Pendant une heure, ils vont gazer les habitants et saccager le bidonville pour se venger.

Un peu plus tôt dans l’après-midi, selon certains roms, des enfants auraient jeté des cailloux sur une voiture de police qui s’était introduite sur le parking du terrain privé qu’ils occupent. Voici donc nos braves policiers en tenue de guerre bien décidés à en découdre avec les enfants.

Les policiers commencent par se retrouver au beau milieu d’un anniversaire. Une petite fille fête ses 3 ans et de nombreux enfants sont autour d’une table et d’un grand gâteau. Ils dansent au son de la musique tzigane, vêtus de leurs plus beaux habits. Estimant probablement qu’il s’agit là d’un rituel rom dangereux et inconnu, les policiers donnent des coups de pied dans la table et balayent tout ce qui se trouve dessus : bouteilles de soda, gâteau, tout y passe. L’anniversaire, c’est comme le changement, ce n’est pas pour maintenant.

Les policiers ordonnent ensuite à toutes les personnes présentes de rentrer dans leurs cabanes et commencent à y pénétrer une à une. Il s’ensuit de véritables scènes de guerre. « Même dans les films, on n’a jamais vu ça», souligne un habitant.

Marinella est couchée avec ses enfants lorsque deux policiers casqués rentrent dans sa maison. L’un d’entre eux tient dans sa main un bouclier et dans l’autre une bouteille de gaz lacrymogène qu’il vide en aspergeant l’ensemble de la pièce. La maman va se précipiter sur un linge pour couvrir ses enfants. Elle suffoque, ses enfants, eux, étouffent, impossible de respirer et de rester là. Elle se précipite dehors avec eux. Les policiers sont déjà passés à la cabane suivante.

Roberto, 12 ans, raconte: « un policier est arrivé avec un fusil et une lumière sur le fusil. Il a dit : on va revenir vous casser les couilles tous les soirs. En partant, un autre a mis du gaz avec une bouteille blanche. Ca piquait beaucoup la gorge et les yeux, avec mes frères et sœurs on est tous partis dehors, il y avait plein de policiers en noir avec des casques et des boucliers et aussi des chiens.»

Claudia a 18 ans. Elle tient son bébé de 18 mois dans les bras quand un policier arrive vers elle et l’apostrophe violemment : « Il est où celui qui a jeté des pierres sur la voiture ? » Comme tous les habitants, Claudia n’est absolument pas au courant de ce qui s’est passé quelques heures auparavant. Elle jure qu’elle n’en sait rien. La suite est incroyable: « le policier a pris un bidon remplit d’eau et il l’a jeté sur moi et mon bébé en m'insultant. J’étais toute mouillée ».

Le comportement de la police rappelle ensuite des moments biens sombres de notre histoire. Sandu, est seul dans sa cabane. « J’étais en train de ma laver. Un policer est rentré, quand il m’a vu, il a lancé du gaz lacrymogène à hauteur de mon visage et il a refermé la porte. Quand j’ai voulu sortir, je n’ai pas pu. Il bloquait la porte et m’empêchait de sortir. J’ai cru que j’allais mourir. »

Le terrain de Saint Fons est vaste. Après avoir passé en revue toutes les cabanes, réveillant les personnes qui dorment déjà, insultant celles qui ne dorment pas et gazant une bonne partie d’entre elles, les policiers attaquent l’autre partie du terrain avec une sauvagerie incroyable.

Ils se mettent à casser les vitres de toutes les cabanes, méthodiquement, une à une.
Quand ils arrivent à hauteur d’une voiture, ils cassent la lunette arrière. Sacha, 10 ans raconte : « il y avait un gros projecteur qui éclairait tout. Il y avait du bruit et j’ai regardé par la fenêtre. J’ai vu un policier tout en noir qui cassait la voiture avec son bâton. Ensuite, des policiers ont regardé par la fenêtre avec une lampe. Je me suis vite caché sous les couvertures avec ma maman, j’avais peur. Un policier qui avait un casque a mis du gaz par la fenêtre. On ne pouvait plus respirer. Ma maman voulait sortir, mais j’avais trop peur. On a attendu qu’ils partent. »

Les vengeurs casqués continuent à remonter les cabanes. Des portes sont arrachées, des bâches déchirées. Dans un cabane, le repas du soir qui cuit dans un grosse marmite est violemment jeté par terre par un policier. Dans une autre, un homme qui dort est réveillé par le bruit de la porte qu’un policier vient de fracasser : « j’ai ouvert les yeux et un policier avec un casque m’a mis du gaz sur la figure »

Bilan de l’opération : plusieurs dizaines de personnes gazées dont des enfants traumatisés, une femme aspergée d’eau, (qu’est ce qu’on rigole dans la police…), des vitres de cabanes cassées et des portes arrachées. Avant de partir, les policiers ne peuvent s’empêcher de s’exciter sur les voitures garées sur le parking et cassent les rétroviseurs de plusieurs d’entre elles.

Contactée par des journalistes le lendemain de l’opération punitive, la police donne bien évidemment une version toute différente. Selon un communiqué sorti dans la précipitation, « un équipage de police a été victime de jets de projectiles dont un a brisé la lunette arrière du véhicule et atteint le chauffeur. » Soucieux de couvrir immédiatement ses hommes, le commissaire en personne montre à la télévision un véhicule de police dont la vitre arrière est brisée… à deux endroits… Ouaou… Ils sont forts ces roumains. Un projectile, deux impacts. Ils ont inventé le caillou à fragmentation qui se divise en plusieurs parties lors du jet. A moins que ce ne soit un caillou à tête chercheuse qui est rentré dans le véhicule avant d’en ressortir.

Mais les contradictions de la police ne s’arrêtent pas là. Dans une interview donnée à la télévision, le commissaire affirme que suite à l’agression du caillou à fragmentation et à tête chercheuse, des policiers, confrontés à une « vingtaine, voire une trentaine d’individus hostiles », ont fait usage, « à une reprise du gaz lacrymogène » et « dans la foulée, les équipages se sont repliés et ont terminé leur mission. »

Sauf que le communiqué de presse, lui, dit exactement le contraire : « ils ont été dans l’obligation de faire usage du gaz lacrymogène pour les repousser et poursuivre l’opération. » Alors, après le gazage, partis, pas partis les rambos ? Il faudrait que la police accorde ses violons.

Enfin, le communiqué affirme : « une opération de police a été montée de 18.30 à 19.30 afin d’identifier et d’interpeller les auteurs ». Est-ce que quelqu’un a déjà vu une opération de police sans contrôle d’identité ? Surtout quand il s’agit « d’identifier » des individus. Et bien ce soir là, pas une seule personne sur les 200 que compte le campement n’a été contrôlée. Pas une. Pas une seule interpellation non plus. Mais ce n’était visiblement pas le but.

Selon une source policière qui souhaite rester anonyme, il s’agissait de retrouver un lance-missile, pardon un lance-cailloux, un objet qui aurait pu servir à lancer un projectile… En réalité, il s’agissait surtout d’une expédition punitive pour montrer de quel bois se chauffe notre valeureuse police en cette période hivernale.

Ce n’est pas la première fois que la police gaze des enfants roms à Lyon. En novembre 2010, déjà, des policiers avaient utilisé des gaz lacrymogènes contre un squat, envoyant plusieurs personnes à l’hôpital. Les policiers avaient nié les faits et expliqué qu’ils avaient gazé un chien. Cette fois-ci, le commissaire, la Direction Départementale de la Sûreté Urbaine et le préfet en personne sont montés au créneau pour couvrir les policiers qui se font justice eux-mêmes. Tous ont répétés le même message: la police n’a fait que son travail.

Non, messieurs, le travail de la police n’est pas de se venger d’un jet de caillou contre une voiture en gazant à bout portant plusieurs dizaines de personnes dont des enfants.

Non, messieurs, le travail de la police n’est pas de punir des innocents en saccageant des habitats précaires plongeant ainsi dans un misère encore plus grande des dizaines de personnes dont le seul crime est de vivre sur un terrain vague.

Non messieurs, les roms ne sont pas des chiens, (note de hl et m des chiens merde on ne fait pas ça!!) que l’on gaze et que l’on chasse à coups de matraque. Ce sont des êtres humains qui ont le droit de vivre dans la dignité comme tous.

Les dirigeants socialistes et Manuel Valls en particulier portent une très lourde responsabilité dans les dérapages successifs contre la minorité rom. Depuis l’élection de François Hollande, on assiste à des comportements pire encore que sous Nicolas Sarkozy : des traques jour et nuit (1), des enfants humiliés et violentés par la police (2), des bébés en garde à vue (3). La liste est longue. En continuant à stigmatiser les roms, en jetant cette population à la vindicte populaire et en couvrant de tels agissements de la part de policiers qui sont censés faire respecter la loi et non la violer, le gouvernement ouvre la porte à des actes beaucoup plus graves. Un vague de racisme sans précédent se développe actuellement en France contre les roms. On se rend compte à travers ce dérapage révoltant qu’elle touche également très largement la police.

Valls, qui rêve d’effectuer le même parcours que Sarkozy emprunte les mêmes chemins nauséabonds et racistes qui mènent au fascisme.

Les roms ont toujours été les boucs-émissaires idéaux pour détourner l’attention des peuples et leur faire oublier l’impuissance de ceux qui nous gouvernent à juguler les crises économiques. En Allemagne, dans les années 1940, déjà, on les gazait. C'était dans les chambre à gaz des camps de concentration.


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